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Interview : modélisation 3D simplifiée sauce Minecraft avec le logiciel 3D Slash

A l’occasion de la première Maker Faire Paris fin juin dernier, j’ai eu l’occasion de découvrir un ovni parmi les logiciels de modélisation 3D. Très inspiré du célèbre jeu vidéo Minecraft, 3D Slash m’a séduit par sa simplicité. J’ai également eu le plaisir de m’entretenir avec son développeur Sylvain Huet, créateur entre autre du célèbre lapin connecté Nabaztag à qui j’ai posé quelques questions.

Sylvain, pouvez-vous vous présenter et nous expliquer ce qu’est 3D Slash ?

Je suis un entrepreneur français intéressé depuis toujours par les nouvelles idées. J’ai ainsi été un pionnier des mondes virtuels avec le Deuxième Monde et un pionnier des objets connectés avec le Nabaztag dont j’étais le cofondateur et CTO.

3D Slash est un logiciel qui permet au grand public d’entrer dans la révolution de l’impression 3D. Plutôt que de se contenter d’imprimer des objets faits par d’autres, il s’agit ici de créer ou améliorer soi-même la pièce que l’on veut imprimer.

Comment est venue l’idée de créer ce logiciel de modélisation 3D ?

MinecraftJ’ai côtoyé les logiciels de CAO sans avoir jamais eu à les utiliser. Ils sont très complexes et même leurs utilisateurs avertis les trouvent barbants. Je voulais trouver une approche qui soit ludique et efficace. C’est en voyant mes enfants jouer à Minecraft que j’ai pensé qu’on pouvait rapidement concevoir des objets simples en s’amusant. Mais Minecraft seul ne permet pas de faire des choses précises, pour y parvenir, il faut améliorer le concept, tout en gardant le principe “1 click = 1 opération“.

Quels sont selon vous vos concurrents (on imagine bien Sketchup) et quels sont vos points forts qui vous en démarquent ?

Les concurrents auxquels on pense (Sketchup ou Tinkercad) sont issus des logiciels de CAO traditionnels. Même simplifiés, ils en conservent l’ADN, et cet ADN est repoussoir pour le grand public. L’usage est lent, peu précis et très technique. Ceux qui accueillent du grand public dans leurs Fablabs vous le confirmeront. C’est aussi le cas de La Poste, qui vient d’installer 3D Slash dans ses espaces 3D, alors que l’usage de Sketchup n’y décollait pas.

3D Slash ne met aucune barrière à l’entrée : même les enfants entrent immédiatement dans le jeu de la création. De plus, 3D Slash permet de reprendre facilement un fichier créé par un autre. Le travail devient itératif.

Tutoriel 3D Slash avec les fonctions de base

A quel public s’adresse 3D Slash et sur quelles plateformes tourne-t-il ?

3D Slash s’adresse à tout le monde, dès lors qu’on a une idée ou un besoin d’objet à imprimer. Pour les adultes, il s’agira souvent de bricolage ou de prototypage. Pour les enfants les possibilités sont infinies entre la réparation de jeu, la création de nouveaux accessoires, etc. Le logiciel est déjà disponible sur Windows, Mac et Linux. A la dernière Makerfaire Paris, j’ai montré les versions pour tablette iPad et Android.

Aperçu de 3D Slash sur tablettes iPad et Android (à partir de 35 secondes)

Avez-vous eu besoin de soutien financier et si oui, qui vous a suivi ?

Pour le moment, le projet est mené en mode garage. Je viens de créer la société dédiée et je suis en train de boucler le premier round de financement.

Lors de la Maker Faire de Paris, vous nous avez dit que le logiciel est encore en Beta et gratuit. Avez-vous des projets de développement à plus ou moins long terme et restera-t-il gratuit ?

Maker Faire ParisLe betatest me permet d’une part d’améliorer l’ergonomie et les fonctionnalités du logiciel, et d’autre part d’identifier le business model. Je pense en sortir à la fin de l’été, à l’occasion de la release de la version 1.0, qui apportera une fonctionnalité inédite et totalement révolutionnaire. Je n’en dis pas plus.

En parlant de la Maker Faire, quelles ont été les bénéfices de l’exposition pour 3DSlash ?

3D Slash LépineA l’occasion du concours Lépine, début mai, dont j’ai reçu la médaille d’or, j’avais rencontré le public le plus vaste (le concours Lépine est une partie de la Foire de Paris). A la grande Maker Faire de San Matteo puis à celle plus modeste de Paris, j’ai rencontré un public beaucoup plus averti. Fabricants d’imprimantes, distributeurs, mais aussi entrepreneurs de nouveaux “cybercafés 3D“, tous ont perçus le potentiel de 3D Slash, qui leur permet d’offrir une expérience de convivialité complète à leurs clients. Beaucoup de contacts donc, je n’ai pas encore eu le temps de tout exploiter.

Votre impression sur le site LesImprimantes3D.fr ?

Votre site est très important pour l’évangélisation du grand public. Je croise régulièrement des personnes intéressées par l’impression 3D mais qui ne saute pas le pas car elles se sentent perdues face au sujet : quelle imprimante choisir, comment imprimer, est-ce que je vais y arriver, qui pourra m’aider, que font les autres avec leur imprimante, quels matériaux sont disponibles…

Les gens ont besoin de se sentir épaulés, avec des questions très concrètes, pas uniquement avec du buzz sans lendemain. Et un site comme le vôtre permet de structurer ce secteur.

Un dernier mot pour nos lecteurs ?

N’ayez pas peur de vous lancer. L’impression 3D, c’est un nouveau pouvoir sur la matière, et 3D Slash le met à votre portée. Une idée d’objet ? 3D Slash vous permet de l’avoir en main en quelques minutes. Même dans Star Wars, ils n’ont pas pensé à ça : avec la Force, ils se contentent de déplacer des objets ; je trouve ça franchement ringard à présent ! Avec 3D Slash et l’impression 3D, vous aller “reformuler” les objets qui vous entourent !

 

Sylvain merci pour toutes ces informations et surtout félicitation pour votre travail. Toute l’équipe vous souhaite bonne continuation et espère qu’un jour 3D Slash sera une référence incontournable de son domaine.

Quant à vous chers lecteurs, n’hésitez pas à télécharger 3D Slash.

A propos de Mathieu

Mathieu
Administrateur du site (lesimprimantes3d.fr) avec Julien, passionné par l'informatique et les nouvelles technologies, un peu geek sur les bords, motard du dimanche, blogueur multi-casquettes, attiré par l'impression 3D depuis ses débuts.
Mathieu

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2 COMMENTAIRES

  1. Dommage pour un logiciel français que le site soit uniquement en anglais.

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