Si les imprimantes 3D résine de tailles moyennes évoluent rapidement, les modèles qui proposent une grande taille d’impression se font rares. Anycubic semble avoir pris son temps pour finaliser son nouveau haut de gamme, voyons ce qu’il vaut avec ce test de l’imprimante Anycubic Photon M7 Max.
Fiche technique Anycubic Photon Mono M7 Max
| Technologie | Stéréolithographie MSLA |
| Volume maximal d’impression | 298 x 164 x 300 mm (14,7 L) |
| Hauteur de couche | De 10 à 150 microns |
| Ecran LCD / résolution | Ecran 13,6″ 7K |
| Résolution XY | 46 microns |
| Vitesse maximale d’impression | Résine standard (0,05 mm) : ≤ 31 mm/h |
| Ecran de contrôle en façade | 4,3″ tactile couleur |
| Matériaux | Résine liquide UV 405 nm |
| Connectivité | USB et WiFi |
| Dimensions | 42.5 x 36.2 x 65.2 cm |
| Poids | 24 kg |
Si on se fie à cette fiche technique, la résolution, et le volume de cet écran sont tout à fait identiques à l’ancienne Anycubic Photon M3 Max. Il semble qu’Anycubic n’a pas souhaité prendre un écran 16K, comme Uniformation et la GK3 Ultra.
L'imprimante Anycubic Photon Mono M7 Max sur notre comparateurDéballage (unboxing)
Anycubic fournit l’essentiel pour démarrer l’impression 3D résine avec la M7 Max :
- Une spatule en plastique
- Une petite spatule en acier
- Un câble d’alimentation
- Des clés Allen et des vis de rechange
- Des gants
- Une clé USB
- Une clé WiFi avec antenne
- La notice papier
- La pompe et un adaptateur
Découverte de la M7 Max
Le capot
Le capot de cette machine est basculant. Un point non négligeable pour la taille de cette machine.
Nous regretterons néanmoins que la filtration des UV soit imparfaite.
Le bac
Le bac de cette M7 Max peut contenir environ 1,3 litre de résine. La fixation et les vis sont classiques, comme ceux testés sur la Anycubic M7 Pro.
Le plateau
Rien de spécial à ce niveau, nous avons un plateau classique tenu par une grosse vis centrale. Là aussi, il s’agit du même motif et même style de plateau que celui de la M7 Pro.
L’interface
Nous avons aussi une interface similaire aux machines récentes de la marque. Cela reste sympathique, épuré et clair grâce à l’écran de contrôle de 4,3 pouces. On y retrouve l’essentiel des commandes à utiliser.
L’ergonomie
Anycubic a eu la bonne idée de placer le bouton d’alimentation principal à l’avant de la machine. La prise est située au fond à gauche et le port USB (pour une clé USB) est quant à lui sur le côté droit, à l’avant de la machine. L’antenne WiFi dépasse sur le côté droit de la M7.
Mise en route Anycubic Photon Mono M7 Max
Le Wifi
Ce n’est qu’à travers Anycubic Photon Slicer ou l’application mobile Anycubic que l’on peut communiquer en WiFi avec la M7 Max. Cependant, on pourra toujours préparer vos fichiers avec un autre logiciel slicer (Chitubox, Lychee) et les envoyer avec les programmes Anycubic.
La pompe
Nous avons une pompe classique, qui aura l’avantage de pouvoir aider à vider le bac. Son système est exactement le même que celui de la Elegoo Jupiter SE. Il demandera une bouteille de résine compatible bien fermée. Vu le volume du bac, je n’ai pas eu besoin de l’utiliser.
Le chauffage
Gros point fort de cette machine, son chauffage. Similaire à celui de la Elegoo Saturn 4 Ultra 16K avec son bac chauffant, cette Anycubic M7Max chauffera donc les bords du bac et remuera pendant de nombreuses minutes la résine, augmentant ainsi les chances de réussite de l’impression, même dans un environnement froid.
Analyse de la source lumineuse
C’est un quasi sans faute. L’uniformité de cette machine est très bonne, surtout pour un tel volume d’impression, permettant, avec une bonne calibration de résine, d’avoir d’excellents résultats d’impression sur les grandes pièces.
Compte rendu sur l’utilisation de la Photon M7 Max
Le test de cette Anycubic Photon Mono M7 Max a été sacrément retardé, principalement à cause de la réception de plateaux qui n’étaient pas plats (un manque de motivation de ma part, aussi)… Un ponçage sur une zone aussi large était très fastidieux et en plus, très risqué (sans être correctement équipé) pour s’assurer des impressions parfaites. Après avoir échangé avec Anycubic pendant un long moment, j’ai pu recevoir un second plateau, qui lui aussi, n’était pas plat… Après avoir encore vu avec Anycubic un TRÈS, TRÈS, TRÈS long moment, ils m’ont envoyé un troisième plateau, qui lui, fonctionnait parfaitement. A partir de ce moment-là, j’ai pu imprimer des pièces facilement et avec une qualité surprenante, sans doute grâce au chauffage et à l’uniformité parfaite de cette machine. Dommage que le service qualité n’avait pas prévu cette éventualité car c’est aujourd’hui la seule ombre au tableau que j’ai eu lors de son utilisation.
Les impressions
Afin de vérifier que cette grosse machine et son écran de 46 microns était polyvalente, j’ai sorti des petites figurines réalisés avec Heroforge. Plutôt pas mal pour des pixels de 46 microns !
Un scan de moto (non optimisé pour l’impression).
Les Moires (Nerikson) à l’échelle 200%.
A qui s’adresse la Photon Mono M7 Max ?
Cette Anycubic Photon M7 Max est une imprimante 3D résine à grand volume. Je déconseille toutefois ce type de matériel aux débutants mais pas parce que la machine est complexe en soi. Le problème vient plutôt du fait que la technologie résine n’est pas encore aussi intuitive que le filament. En effet maîtriser les supports, l’évidage et l’orientation des pièces demande de l’expérience. Tout novice finira par rater une pièce. Or un raté signifie de la matière gaspillée et des résidus au fond du bac à décoller avec soin: car une membrane percée peut entraîner la perte totale de l’appareil.
Un échec implique de nettoyer le fond du bac et d’accepter une perte de consommable proportionnelle au volume d’impression. Plus l’appareil est imposant, plus le raté devient coûteux et frustrant. À cela s’ajoute la difficulté de gérer des supports pour des pièces volumineuses et complexes.
Bref, l’usage d’un tel équipement exige patience, rigueur, acharnement et expérience mais une fois la technologie maîtrisée, ce n’est que du bonheur. Si vous possédez déjà un certain bagage, cette imprimante 3D sera un outil formidable pour les grands formats grâce à son système de chauffage et à son excellente uniformité d’écran. Néanmoins, les amateurs de figurines et jeux de plateau pourraient être déçus par la résolution 7K et ses pixels de 46 microns. Pour ce type d’usage il est préférable d’envisager la Anycubic Mono 4 Ultra (test) : elle complétera d’ailleurs parfaitement cette M7 Max dans un atelier d’impression 3D résine.
Comparer les prix de la Photon M7 Max
Anycubic M7 Max face à la concurrence
La concurrence reste limitée pour cette Anycubic Photon Mono M7 Max car peu de modèles grand format occupent actuellement le marché de la résine.
Chez Elegoo, la Jupiter 2 n’a toujours pas de date de sortie officielle. Il reste bien l’ancienne Jupiter SE, assez abordable mais peu ergonomique, notamment à cause de son imposant capot. Le principal adversaire est la GK3 Ultra d’Uniformation3D : elle propose une excellente ergonomie et un écran 16K plus polyvalent mais sa vitesse d’impression est nettement inférieure à celle de la M7 Max et son prix est bien plus élevé.
C’est à peu près tout dans cette catégorie. Nous ne tiendrons pas compte de l’ancienne Anycubic M3 Max qui est remplacée au profit de la M7 Max.
Le contenu n’a été soumis à relecture avant parution pour des rectifications syntaxiques, grammaticales et orthographiques.
Mon exemplaire de la M7 Max a été livré en décembre 2024, il est possible que les versions ultérieures aient quelques modifications des composants.
Vidéo du test Anycubic Photon Mono M7 Max
Notes et conclusion
Qualité d'impression - 9.5
Fiabilité - 7
Ecosystème - 7
Utilisation - 9
Rapport qualité / prix - 8.5
8.2
/10
- Grand volume d'impression
- Uniformité parfaite
- Chauffage pratique
- Bonne ergonomie (capot et boutons)
- Rapide pour son volume d'impression
- Le capteur de force, toujours rassurant
- Pas d'écran 16K
- Même écran et volume d'impression que la M3 Max
- WiFi uniquement via le slicer Anycubic
- Pas de caméra

