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Snapmaker U1, le test multicouleurs sans déchet

Fin 2025, le marché des imprimantes 3D multi-matériaux prend un nouveau virage. On assiste à la démocratisation des machines dites “Tool Changer” (à changement d’outils), proposant un changement automatique de la tête d’impression à des prix enfin abordables.

La promesse ? Une réduction drastique du temps d’impression mais surtout une quasi-disparition du gaspillage de matière (les fameux “déchets de purge et tours de purge”), ce qui suscite un intérêt grandissant. Ici, contrairement à la Bambulab H2C et sa technologie Vortek (basée sur un portique de 6 buses), Snapmaker a fait un choix différent : proposer 4 têtes complètes interchangeables. Sur le papier, la Snapmaker U1 promet donc une productivité encore supérieure à celle de la H2C. Voyons ça ensemble.

Fiche technique de la Snapmaker U1

TechnologieFDM
StructureCoreXY en caisson semi fermé
Volume maximal d’impression270 x 270 x 270 mm
Nombres d’outils4 têtes
Type d’extrudeurDirect Drive
Température maximale du plateau100°C
Température maximale de la buse300°C
Débit maximal du hotend32 mm³/s
Vitesse maximale d’impression500 mm/s
Accélération maximale20 000 mm/s²
CalibrationEntièrement automatique
Filaments compatibles PLA, PETG, TPU, PVA, PCTG
Filaments compatibles avec capotPLA, PETG, TPU, PVA, PET, ABS, ASA
Compatibilité multi-filamentsjusque 4 en automatique et sans purge
ConnectivitéUSB-A et WiFi
Capacité de stockage26 Go eMMC
Caméra2 megapixels
Dimensions (hors accessoires)58.4 x 49.9 x 73 cm
Poids net18.2 kg
ConcurrencePrusa XL, Core One + INDX, Bambu Lab H2C

Un pari personnel sur le Kickstarter

La Snapmaker U1 de ce test n’est pas un modèle de pré-série ou un exemplaire envoyé par la marque. C’est une machine que j’ai personnellement commandée lors du lancement de la campagne Kickstarter. Cette dernière a d’ailleurs rencontré un succès colossal, dépassant les 20 millions de dollars.

J’ai misé sur ce produit car je suis convaincu depuis longtemps que le système de changement de têtes est l’avenir de l’impression multi-filaments. Ce test va nous permettre de voir si ce pari sur la U1 est gagnant.

L'imprimante Snapmaker U1 sur notre comparateur

Déballage (unboxing)

Le packaging de cette U1 est exemplaire et n’a rien à envier à celui de Bambu Lab ou de toute autre grande marque.

Tout est parfaitement protégé et organisé en plusieurs compartiments :

  • Le manuel d’utilisation.
  • L’imprimante (solidement calée).
  • Une boîte d’accessoires contenant les têtes d’impression.
  • Un carton incluant 4 bobines de 500g de PLA Snapmaker (avec puces RFID).

Montage de la Snapmaker U1

Le montage prend entre 30 et 45 minutes selon votre expérience. Je dois souligner que le manuel est extrêmement bien conçu : détaillé, illustré et clair. C’est sans doute l’un des meilleurs que j’ai eu entre les mains.
Mon conseil : Prenez le temps de bien lire chaque étape avant de commencer.

Les étapes clés :

  • Préparation : Retrait des protections et scotchs de transport.
  • Supports bobines : Installation des supports (très proches de ce que l’on trouve sur les FlashForge AD5X ou Bambulab A1) et des systèmes de pré-chargement du filament à gauche et à droite.
  • Installation des têtes : On met en place les 4 têtes. Notez que la tête de gauche possède un détrompeur (film à retirer) car elle est inversée par rapport aux trois autres pour son amarrage.
  • Connectique : À l’arrière, on trouve un port USB (pas forcément pratique d’accès) et un connecteur d’accessoire à 4 broches, probablement réservé à de futurs équipements.

Attention : Ne négligez pas l’étape de calibration manuelle des courroies du CoreXY. Je vous conseille même de répéter la manipulation deux ou trois fois. Cette étape est vitale : elle conditionne l’efficacité du “Homing” (retour à l’origine) X/Y et la précision du changement de tête.

Mise en route de la Snapmaker U1

Une fois l’imprimante allumée, l’assistant de configuration prend le relais. Notez que l’interface est actuellement disponible en anglais (et chinois) uniquement, le français n’est pas proposé.

Points d’attention lors du premier démarrage :

  • Point de référence : Il faudra retirer la plaque PEI pour l’étalonnage initial car le capteur de référence se situe directement sur le plateau magnétique.
  • Calibration : L’interface lance les test des têtes, calibration de l’input shapping et de l’auto-leveling du plateau.
  • Mise à jour obligatoire : Avec le firmware d’origine, l’association au compte Snapmaker Cloud est impossible et les mises à jour OTA (Over-The-Air) ne fonctionnent pas, Je vous invite à effectuer une mise à jour manuelle de la U1 avant d’aller plus loin avec l’imprimante.
  • Procédure : Téléchargez le dernier firmware sur le site officiel, placez-le à la racine d’une clé USB en FAT32 et lancez la mise à jour manuellement depuis les préférences.

Une fois la mise à jour effectuée et la machine redémarrée, vous pourrez enfin lier l’imprimante à votre compte. Notez qu’il faudra alors relancer l’étape des calibrations pour repartir sur une base saine.

Comparer les prix de la Snapmaker U1

Impression de test (PLA)

il est enfin venu le temps de lancer la première impression sur la U1. Un seul fichier pré-tranché est présent sur la mémoire interne de l’imprimante, un dragon multicolore. C’est parfait pour directement tester une impression avec 4 couleurs et profiter de l’argument principal de cette U1 : l’absence des déchets de purge.

Résultats du dragon de test Snapmaker U1 :

  • Durée d’impression : 2h56 (hauteur de couche 0.2 mm).
  • Consommation : 23 g pour le modèle + 20,6 g pour la tour d’amorçage (Total : 43,6 g).

A titre de comparaison :

  • Sur une Bambu Lab P1S (avec AMS), l’estimation pour ce même modèle grimpe à plus de 17h d’impression, avec environ 220 g de déchets de purge (soit 10 fois plus que sur la U1 !).
  • Plus optimisée, la Bambu Lab H2C, demande tout de même 6h34 et environ 20 g de perte. Je vous laisse retrouver le test de la Bambu Lab H2C pour la découvrir.
image

Écosystème

Interface tactile et contrôle à distance

La Snapmaker U1 est équipée d’un écran TFT de 3,5 pouces. C’est un peu petit par rapport aux standards actuels (où l’on trouve souvent du 4,3 ou 5 pouces), mais l’interface est si bien conçue que l’utilisation reste fluide et efficace.

L’ergonomie de l’écran :

  • En haut : Températures et état de la connexion Wi-Fi.
  • Au centre : Gestion des bobines et lancement manuel des fichiers.
  • Menu latéral gauche : Contrôles des mouvements et des têtes d’impression.
  • Paramètres : Préférences, calibrations, compte Snapmaker et réseau.

C’est d’ailleurs dans cette section que Snapmaker a intégré, via les dernières mises à jour du firmware, un outil de calibration manuelle du plateau. Cet ajout est précieux pour parfaire le réglage de la première couche (nous y reviendrons).

L’interface web : Fluidd

En parallèle de l’écran, la U1 est accessible via une interface Fluidd sur le réseau local. Pour les habitués de Klipper, c’est un vrai bonheur : on y retrouve toutes les informations classiques de monitoring. Le retour de la caméra n’est cependant pas pris en compte par défaut.

Petit plus intéressant : dans la zone des températures, en plus des 4 têtes, du plateau et de la chambre, on peut surveiller en temps réel la température des drivers X et Y. C’est un détail technique qui rassure sur la santé de l’électronique lors de longues impressions intensives.

Le Slicer : Snapmaker Orca (SnOrca)

Côté logiciel, Snapmaker a opté pour un fork d’OrcaSlicer nommé Snapmaker Orca (que j’appellerai “SnOrca”). Ce dernier bénéficie de mises à jour régulières depuis la réception de ma machine.

Note importante pour les utilisateurs européens :
Lors de mes premiers tests, j’ai rencontré un échec critique avec l’erreur SET_PRESSURE_ADVANCE. Le problème venait du fait que le slicer ne gérait initialement que le format numérique US (point pour les décimales, virgule pour les milliers). Pour corriger cela avant le patch officiel, j’avais dû modifier les paramètres régionaux de Windows. Ce bug provoquait une mauvaise interprétation des valeurs de Pressure Advance lors des changements de têtes.

SnOrca est actuellement basé sur la version 2.3.1 d’Orca. Les mises à jour de fin 2025 ont corrigé le bug décrit juste avant, ainsi que grandement amélioré la connectivité et la vitesse de transfert entre l’ordinateur et l’imprimante.

Contrairement à Creality Print, SnOrca conserve l’ergonomie classique d’Orca, ce qui permet de ne pas perdre ses habitudes. Seul l’onglet “Appareil” diffère : il propose une interface propre à Snapmaker plutôt que Fluidd, permettant notamment d’accéder à la caméra et aux informations de base de l’imprimante.

Application mobile

Snapmaker propose une application (Android / iOS) très complète. Elle propose le monitoring vidéo et le contrôle de la machine, à condition d’utiliser le mode Cloud (impossible en mode LAN only). Un onglet “Services” est également présent, regroupant des tutoriels et un accès au support technique.

Quant à la bibliothèque en ligne, Snapmaker n’a pas encore l’équivalent d’un MakerWorld ou d’un Printables. Si ce n’est pas un frein pour un utilisateur averti, cela pourrait être un manque pour un débutant souhaitant imprimer depuis son téléphone avec des profils d’impression déjà établis par d’autres utilisateurs.

Acheter une U1 chez Snapmaker

Autres impressions de test en PLA avec la Snapmaker U1

Après une pause durant les fêtes, j’ai accumulé environ 250 heures d’impression sur cette Snap Maker U1, dont 50 heures en PETG.

Mes tests PLA se sont concentrés sur la validation de l’impression multicolore et mono couleur, qualité d’impression, réduction effective de la baisse de la durée d’impression et de la matière à jeter.

Voici un Benchy peint en 4 couleurs sous SnOrca et un “Chat de Noël”.
Le Benchy m’aura aussi servi à optimiser mes profils de filament et d’impression, pour obtenir un résultat irréprochable sur toutes les autres impressions.

Impressions multicouleurs en PLA

Impressions monocouleur en PLA

Les optimisations régulières de Snapmaker sur SnOrca ont grandement bonifié la stabilité de la qualité d’impression.

Tests en PETG

La U1 n’étant pas fermée sur le dessus, j’ai décidé d’imprimer un TopHat (capot supérieur) le projet idéal pour tester l’impression PETG.
J’avais pour idée d’en concevoir un pour la U1 mais un maker m’a devancé, j’ai donc simplement imprimé sa version.

  • Matériaux : Rapid PETG blanc (Deeplee) et HS PETG bleu clair (Jayo).
  • Multi-matériaux : J’ai testé l’impression de texte multicolore en PETG, ainsi que l’utilisation de supports en PLA pour des pièces en PETG.

Le résultat est bluffant : L’interface de support en PLA permet de n’avoir aucun Z offset avec le PETG car n’ayant pas d’adhésion entre ces deux matériaux, les supports se retirent avec une facilité déconcertante, laissant une surface parfaitement lisse. Comme la U1 possède des têtes distinctes, il n’y a aucune pollution de matière.

Conseil : pour la tour d’amorçage, paramétrez-là pour que le contour soit dans le matériau principal afin d’éviter que la tour ne se délamine.

J’ai aussi effectué des tests d’impressions d’impression avec support en PETG et j’ai été ici aussi agréablement surpris, le résultat est excellent. J’ai réussi à retirer très facilement les supports sans laisser de trace avec un offset Z de l’ordre de 0.07 mm.

N’ayant qu’une bobine de PETG Jayo Bleu en stock, je n’ai pu me permettre de calibrer ce filament pour en optimiser l’impression. La qualité d’impression de ces pièces est malgré cela plus de que correcte.

Le PETG Blanc Deeplee étant sensible au courant d’air, j’ai très vite fini par placer un bouclier qui a permit d’avoir des pièces parfaites.

Améliorations et upgrades

Logiciel

Snapmaker fait évoluer et améliore l’expérience logicielle de la U1 depuis la livraison des premiers modèles mais il manque encore deux fonctions essentielles à mon sens :

  • La caméra sous Fluidd : actuellement bridée à 1 image par seconde (1 ips) sur l’application mobile et SnOrca, la caméra est décevante. C’est un choix lié au Cloud car en utilisant un firmware alternatif ou des accès SSH, on peut monter à 10-15 ips sous Fluidd.
  • L’exclusion d’objet : Pouvoir annuler l’impression d’une seule pièce ratée sur un plateau rempli sans arrêter tout le job.

J’ai pris le parti de ne pas apporter d’évolutions ou modifications non officielles pour le moment sur le firmware de la U1 afin de pouvoir juger des évolutions successives apportées par Snapmaker. Pour le moment, cela va dans le bon sens.
Notez que l’on trouve déjà quelques firmwares alternatifs permettant l’ajout de fonctionnalités encore non implémentées par Snapmaker.

Matériel

La U1 est conçue pour une réparabilité facilitée mais avec quelques points perfectibles :

  • Calibration assistée : C’est un point fort ! La procédure manuelle assistée via l’interface est la plus simple et efficace que j’ai vue, tout est clair au premier coup d’œil même pour un néophyte.
  • Enclosure : Le TopHat officiel à 150 € est cher pour une solution plexi avec uniquement une filtration. La solution d’un TopHat DIY est une alternative économique et quasi indispensable pour le PETG ou l’ABS.
    Il existe différents projet de TopHat allant de boites Ikea ou alimentaires, à des solution sur base de pièces imprimées et panneaux bois ou plexi.
    Point important : la U1 a une ventilation assez bruyante, l’installation d’un TopHat améliore grandement les choses.
  • Accessoire recommandé : Un système de séchage (dryer) est essentiel, car les bobines sont exposées à l’air libre sur les flancs de la machine.
  • Planéité du plateau : J’ai constaté une variance de 0,4 à 0,5 mm (en partie liée au PEI), c’est acceptable mais perfectible pour des pièces nécessitant un emboitement.
U1 Fluidd 3

Explications :
Le plateau de ma U1 manque de planéité et je ne suis pas le seul dans ce cas. Alors, j’ai vu bien pire en 2024 / 2025 sur des machines concurrentes, mais j’ai aussi vu mieux ; ici, une partie de la variance est aussi liée au PEI. J’ai une variance qui de 0,4 mm lorsque j’utilise un côté du PEI et de 0,5 mm avec l’autre face, mais cela n’explique pas tout.

L’ajout d’un TopHat n’est pas essentiel si vous n’imprimez que du PLA et du TPU mais cela peut être utile pour du PETG et absolument nécessaire si vous espérez fondre parfois un peu d’ABS. Le PEI fourni à une accroche correcte mais ne possède pas de surface lisse : nous avons uniquement deux surfaces texturées. Pour ma part, je vais lui adjoindre une “cold plate” type Biqu Cryogrip Glacier ou équivalent, qui permettra d’avoir une surface plus lisse et un excellent grip, même avec une température de plateau basse.

Dernière chose : pourquoi lui adjoindre un dryer ? Les bobines sont fixées sur le flanc de la U1 et exposées à l’air ambiant. Le souci, quand on habite une zone assez humide comme moi et que son atelier n’est pas chauffé, c’est que les bobines prennent vite l’humidité et peuvent causer des problèmes d’impression, sur la pièce ou sur la mécanique.

Face à la concurrence

En 2025 / 2026, la Snapmaker U1 est une machine “bien née”. Elle n’a pas réellement de concurrente directe dans sa gamme de prix (850 € hors promotion) et le suivi logiciel régulier ainsi que la réactivité du support de la marque renforce la confiance que l’on peut prêter à la U1.

Donc pas d’autre choix que de la comparer à des machines d’un segment de prix supérieur, comme la Bambulab H2C, la Prusa XL en encore la Prusa Core One+ INDX dont les kit INDX arriveront prochainement.

ModèleTechnologiePrix de ventePoints forts
Snapmaker U14 têtes
Tool changer
850 € (hors option)Rapport qualité/prix 24 mois de support
Prusa Core One+
INDX
4 à 8 têtes
Tool changer (INDX)
A partir de 1550 € (kit)
1850 € (assemblée)
Ecosystème Prusa, Jusqu’à 8 tête INDX
Prusa XL2 à 5 têtes
Tool changer
A partir de 3800 €
en 5 têtes
Grand volume
WonderMaker
ZR Ultra S
4 têtes
Tool changer
899 $ prix Kickstarter
MSRP 1100 $
(hors douane et livraison)
Prix accessible
18 mois de support
Bambu Lab H2CVortek 6 buses interchangeablesA partir de 2250 €Volume
Matériaux techniques
Ecosystème Bambu

La U1 est l’option la plus accessible pour découvrir le Tool Changing. Si elle est limitée à 300°C (buse) et 100°C (plateau), elle suffit amplement pour 90 % des besoins grand public. Le succès du Kickstarter (20 millions de dollars) prouve que Snapmaker a visé juste. Pour les “backers” de la première heure (dont je fais partie), l’avoir obtenue à 630 € avec l’option 4 hotends 0.4 mm en acier trempé était l’affaire de l’année.

Dans son segment, la U1 n’a pas de concurrente, à part la WonderMaker ZR Ultra ou Ultra S mais si le Kickstarter de cette dernière a été lancé avant celui de la U1, les machines ne sont pas encore livrées et nous n’avons pas encore de retour utilisateurs. A 850 € actuellement, la U1 est à peine plus chère qu’une Bambu Lab P2S Combo, ce qui est très intéressant au vu du gain de temps d’impression et de la réduction de perte de filament en impression multi matériaux / couleurs, si tel est votre objectif.

A qui s’adresse la Snapmaker U1 ?

La Snapmaker U1 est une machine polyvalente qui a pour vocation de satisfaire le plus grand nombre. Elle s’adresse aussi bien aux débutants en impression 3D qu’aux utilisateurs avertis cherchant à passer au niveau supérieur de l’impression multi filaments.

Points à retenir :

  • Matériaux : En raison de ses limitations de chauffe (buse à 300°C et plateau à 100°C), la Snapmaker U1 reste principalement destinée aux filaments courants comme le PLA et le PETG. Une fois équipée d’un capot (TopHat), elle permet d’envisager l’usage de l’ABS. Toutefois, si votre priorité est l’impression intensive de matériaux techniques, d’autres machines plus spécialisées seront plus adaptées comme la H2C.
  • Productivité : Sa grande force réside dans sa capacité à imprimer en multi-couleurs et multi-matériaux avec une perte de matière quasi nulle (uniquement une tour d’amorçage) et des temps d’impression drastiquement réduits.
  • Positionnement : Si vous cherchez une imprimante de taille moyenne à moins de 1000 €, capable d’économiser à la fois du temps et du filament sur des projets utilisant jusqu’à 4 bobines, la U1 est aujourd’hui l’unique choix pertinent sur le marché.

En résumé, Snapmaker réussit son pari en démocratisant la technologie Tool Changer à prix abordable. Malgré quelques petits défauts de jeunesse comme la planéité du plateau ou le logiciel slicer, la U1 s’impose comme une nouvelle référence du rapport qualité / prix en 2026.

Notes et conclusion

Qualité d'impression - 9.4
Fiabilité - 9
Ecosystème - 8.5
Utilisation - 9.2
Rapport qualité / prix - 9.4

9.1

/10

Points forts
  • Prix
  • Qualité de fabrication
  • Réparabilité simplifié
  • Ergonomie
  • Qualité d'impression
  • Réduction du temps d'impression multi filaments
  • Réduction de la perte de matière
  • Menu de calibration manuelle du plateau bien pensé
  • Firmware Klipper avec accès Fluidd et SSH
  • Appli mobile bien conçue
  • Prix de vente
Points faibles
  • Ventilation bruyante sans TopHat
  • Planéité du plateau
  • Prix du TopHat optionnel
  • Pas de chauffage actif du caisson
  • Pas totalement sans déchet, tour d'amorçage préconisée
  • Pas de retour caméra sous Fluidd
  • Pas d'Exclusion Object pour le moment
Snapmaker nous a sorti une imprimante originale, bien conçue et assez bien optimisée dès sa sortie de Kickstarter, ce qui est assez rare pour être souligné. C'est la première imprimante multifilaments de nouvelle génération (avec réduction de perte de matière) à moins de 1000 € sur le marché.
La U1 me plaît énormément comme imprimante 3D multifilaments et devrait plaire à un très grand nombre d'utilisateurs au vu du prix et de la prestation proposée. Je suis tellement séduit que j'en appelle à Snapmaker pour nous proposer par la suite une version "L" un peu plus grande, supportant jusqu'à 6 têtes et un caisson chauffé activement pour des filaments un peu plus techniques (jusqu'à 320 °C).
N’hésitez pas à passer sur le forum pour partager vos réalisations et demander de l'aide !
Vous pouvez aussi comparer les prix de vente de la Snapmaker U1 entre les différents revendeurs de la marque.

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About MrMagounet

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Informaticien depuis fin des années 90 avec une formation initiale en électrotechnique, je me suis toujours intéressé à la réalisation de projets mêlant électronique et informatique, que ce soit dans l'audio pour la réalisation d'ampli à lampe, enceinte ou pour la réalisation d'autres types de projets. La découverte de l'impression 3D a été une révélation pour moi car elle permet d'aller plus loin dans la conception et la réalisation de nos projets.
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1 COMMENTAIRE

  1. Merci @MrMagounet pour ce beau test toujours bien détaillé et de nous avoir fait découvrir cette machine 😉

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