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Test Elegoo Neptune 2

Elegoo Neptune 2, le test

En début d’année, Elegoo m’avait proposé de tester la Saturn, leur imprimante 3D MSLA grand volume. Pourtant, le premier colis que j’ai reçu de la part du constructeur contenait une FDM ! Je ne savais même pas qu’ils fabriquaient des imprimantes 3D à dépôt de filament fondu dans leur catalogue. Et pourtant, il s’agit de l’Elegoo Neptune 2. Il y a donc déjà eu une première version… Cependant, aucune des deux n’est référencée sur leur site officiel. Il s’agit d’une machine “low cost” puisqu’on la trouve sur Amazon France à seulement 150€. Dans cet article je vais résumer le test que j’ai détaillé en live sur le forum pour savoir si le tarif limite les possibilités de cette machine.

Les caractéristiques dans les grandes lignes

La Neptune 2 se trouve à la croisée entre une Creality3D Ender 3 et une Longer LK4. Elle offre un volume d’impression de 220 x 220 x 250 mm avec un lit chauffant. La carte mère 32 bits avec des drivers silencieux pour les moteurs X et Y rendent la mécanique silencieuse. Le contrôle se fait du bout des doigts grâce à un écran tactile en couleurs dont l’interface est disponible en français. Pour connaitre tous les détails de cette nouvelle planète Elegoo, n’hésitez pas à consulter la fiche produit du comparateur.

Le test en vidéo

Unboxing de la Neptune 2

Le carton n’est pas bien gros mais protège bien la machine :

En plus des pièces à assembler, des vis et des outils pour monter l’imprimante, on retrouve une série d’accessoires :

accessoires imprimante 3D neptune 2

Il y a une spatule et une pince coupante pour préparer et retirer les prints du plateau. Le support de bobine est accompagné d’un simple échantillon de PLA blanc. On retrouve aussi le capteur de fin de course Z et la courroie X à installer. Le pneufit et la buse sont quant à eux en spare. Il y a aussi une aiguille de débouchage de buse. Pour finir, la clé USB contient les éléments suivants : un gCode, une notice de montage en PDF et en vidéo, les logiciels et quelques modèles à imprimer en guise de tests.

Elegoo Neptune 2, le montage

La notice de montage et d’utilisation est uniquement en anglais. Cependant, elle est plutôt bien faite. En complément, il y a même une vidéo très explicite qui reprend toutes les étapes de A à Z !

Neptune 2 montée
La Neptune 2 fraichement montée

Pour plus de détails sur le montage, vous pouvez consulte ce message du forum illustré de nombreuses photos.

Pour les bricolos, quelques photos de l’électronique

Les composants sont donc refroidis par un ventilateur radial plutôt silencieux. Les drivers qui se ressemblent disposent tous d’un dissipateur thermique. Pourtant, au bruit, l’axe Z ne semble pas piloté de la même manière que les deux autres axes. Toutefois, sur des mouvements compris entre 100 et 300 microns, ce n’est absolument pas gênant.

Mise en route

Avant toute chose, il faut régler les excentriques sur les trois axes. Il faut également effectuer la tension des courroies sur les axes X et Y. C’est une étape qui se fait manuellement, sans l’aide de molette ou d’un autre accessoire. Finalement, il ne reste qu’à réaliser la mise à niveau du plateau, toujours manuellement. Le processus bien connu est repris dans la documentation qui aborde ensuite les réglages et l’utilisation du slicer Cura.

molette de réglage du lit
Molette de réglage de la hauteur du lit, peu accessible et peu lisible de part sa taille

La première impression 3D

Comme d’habitude, j’ai commencé avec l’unique fichier déjà tranché présent sur la carte SD avec l’échantillon de PLA blanc fourni :

Ce premier essai est donc un succès, le petit bouddha ne présente aucun défaut.

D’autres prints 3D réalisés avec la Neptune 2

En PLA

Dans un premier temps, j’ai terminé l’échantillon de plastique avec un cube tranché par Simplify3D avec le profil de la Ender 3 pour lequel j’ai remis les paramètres Cura documentés. Ensuite, j’ai refait le même objet avec du filament StrongerHero3D :

Les cotes sont bonnes, il n’y a que la dernière couche qui présente des trous. C’est certainement lié à l’objet et aux paramètres de tranchage à la fois.

Sans le faire exprès, j’ai refait ce même cube avec mon test de “bridging” (impression dans le vide sans support) :

Ce test démontre que la ventilation du filament est efficace. Par contre, il montre aussi que je n’avais pas assez tendu les courroies (le cylindre du milieu est tout sauf rond).

Avant d’imprimer les autres modèles de benchmark, j’ai d’abord vérifié la mise à niveau du plateau avec ce STL :

L’accroche est très bonne sur l’ensemble du plateau, bien qu’un peu moins prononcée sur deux coins en particulier. Le plateau n’était pas concave, c’est probablement lié à un leveling perfectible.

Pour évaluer les performances globales de la machine avec Simplify3D, j’ai réalisé le fameux torture test de Kickstarter :

Si on faisait le calcul précis de la note obtenue selon les critères suivants, la Neptune 2 serait principalement pénalisée par le “stringing” (le phénomène de cheveux d’ange laissés dans le vide lors des déplacements de la buse). Pourtant, Elegoo indique de mettre beaucoup de rétractation rapide dans sa documentation. En l’augmentant légèrement, on obtient un bien meilleur résultat :

Pour en finir avec le PLA, en 5 heures et 40 minutes j’ai imprimé avec succès le très compliqué Makers Mashup Torture Test Cube :

En PETG

Je n’ai fait qu’un seul print en PETG (de chez CompoZan), avec exactement le même profil que les objets précédents :

Généralement, le PETG n’apprécie pas la sur-ventilation (réglée à 100% dans le profil PLA) ni l’excès de rétractation. C’est sûrement pour cela qu’un bouchage partiel semble avoir eu lieu sur la pointe du milieu. A côté de ça, le reste du porte bijoux est plutôt bien réussi. En peaufinant le profil, la Neptune 2 est tout à fait apte à extruder proprement ce filament.

En TPU

Pour conclure avec les tests de filaments, voici un petit print en TPU, toujours avec le même profil Simplify 3D que précédemment :

Si les matériaux flexibles peuvent poser des problèmes en Bowden (extrudeur déporté), surtout avec une forte rétractation, la mascotte de MatterHackers en TPU SaintSmart est la plus belle pièce que j’ai pu imprimer avec l’Elegoo Neptune 2, et ce même sans support.

La consommation électrique

L’Elegoo Neptune 2 fait partie des machines les moins gourmandes que j’ai pu tester :

consommation électrique imprimante 3D Elegoo Neptune 2

Quelles améliorations pour l’Elegoo Neptune 2

La machine s’en sort relativement bien “out of the box”. Une calibration de l’extrudeur pourrait améliorer l’homogénéité des couches. Un système de mise à niveau automatique du plateau type BLTouch pourrait aussi améliorer la première couche (aussi bien en terme de qualité que d’accroche). Un heatbreak “full métal” en titane ou bi-métal comme j’ai pu mettre sur ma X1 ou l’Obsidian pourrait permettre de monter un peu la buse en température sans risque de faire fondre le tube PTFE pour imprimer du PETG par exemple. C’est tout de suite plus coûteux mais une alimentation silencieuse pourrait apporter du confort à ceux qui impriment dans une pièce de vie. En partant d’une imprimante 3D vendue 150€, ces améliorations sont peu coûteuses.

En début d'année, Elegoo m'avait proposé de tester la Saturn, leur imprimante 3D MSLA grand volume. Pourtant, le premier colis que j'ai reçu de la part du constructeur contenait une FDM ! Je ne savais même pas qu'ils fabriquaient des imprimantes 3D à dépôt de filament fondu dans leur catalogue. Et pourtant, il s'agit de l'Elegoo Neptune 2. Il y a donc déjà eu une première version... Cependant, aucune des deux n'est référencée sur leur site officiel. Il s'agit d'une machine "low cost" puisqu'on la trouve sur Amazon France à seulement 150€. Dans cet article je vais résumer le test…

Notes et conclusion

Qualité d'impression - 7
Fiabilité - 8
Logiciel - 8
Utilisation - 8.5
Rapport qualité / prix - 8.5

8

/10

Points forts
  • Prix de vente
  • Menus en français
  • Axes X et Y silencieux
  • Lit chauffant amovible
  • Disponibilité Amazon (délai et garantie)
Points faibles
  • Pas d'auto leveling
  • Pieds du châssis pas réglables en hauteur
  • Pas de tendeurs de courroies
  • Axe Z bruyant (sur les grands mouvements)
  • Alimentation bruyante
  • Capteur de filament capricieux avec les fils transparents
  • Lit pas magnétique
Malgré un prix très agressif, l'imprimante 3D Elegoo Neptune 2ème du nom peut réaliser de belles impressions sans réglages particuliers. En travaillant un peu les profils du trancheur en fonction des filaments, on peut largement améliorer le rendu.
Du débutant au confirmé qui souhaite compléter sa flotte d'imprimantes 3D, de part son rapport qualité / prix, la Neptune 2 convient à un très large public.
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Administrateur du site (lesimprimantes3d.fr) avec Julien, passionné par l'informatique et les nouvelles technologies, un peu geek sur les bords, motard du dimanche, blogueur multi-casquettes, attiré par l'impression 3D depuis ses débuts.
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