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L’état de l’open-source dans l’impression 3D en 2023


OWLicious

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je relais le post de joseph prusa au sujet de l'open source dans le monde de l'impression 3d en esperant qu'il beneficie d'un peu plus de visibilité et puisse lancer une certaine discution car pour moi l'argument open source est d'une importance crucial mais j'ai l'impression ses dernier temps on s'éloigne de ça et cela m'atriste un peu... 😢
 

https://blog.prusa3d.com/fr/letat-de-lopen-source-dans-limpression-3d-en-2023_76659/

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Article très intéressant !

En plus, c'est l'occasion d'apprendre la sortie de la nouvelle MK4 et du MMU3 - ça me tenterais bien mais il faudra que j'adapte mon caisson haute température (60°C) pour l'ABS. Je rêve d'une imprimante conçue pour la haute température avec une CPU et une alimentation déportées (donc plus faciles à refroidir ou à placer hors du caisson) et que les pièces électroniques internes (moteurs, capteurs) puissent tenir sans réduction de leur durée de vie une température ambiante importante

Pour revenir au sujet, il est clair que certaines entreprises malhonnêtes profite de l'Open Source, que ce soit au niveau logiciel ou matériel.

Même si c'est plus cher, j'ai acheté une Prusa Original, cela permet de soutenir Prusa, et en plus on a du matériel de qualité

Ce qui est intéressant dans cet article, c'est qu'ils expliquent aussi les contraintes de l'open source, notamment :

Citation

En raison de la popularité de PrusaSlicer, de nombreuses personnes soumettent leurs pull requests sur GitHub, s’attendant à ce que leur code soit automatiquement ajouté à la branche principale. Cependant, PrusaSlicer est devenu un programme très complexe au fil des ans, et des contributions similaires sont généralement des « poneys à un tour » – ils résolvent un problème qui dérange un utilisateur particulier. Pourtant, en même temps, ils cassent d’autres fonctionnalités. Nos développeurs doivent optimiser, modifier ou même réécrire complètement la plupart du code externe pour que tout reste stable et fiable. Nous refactorisons constamment de grandes parties du code original dans PrusaSlicer, et garder tout stable n’est pas facile. Si vous voulez en savoir plus sur ce sujet, consultez la présentation de Vojta Bubnik (développeur principal de PrusaSlicer), qu’il a préparée pour notre événement spécial au CERN – la présentation commence à 00:25).

Je ne veux pas donner l’impression que je me plains de l’implication de la communauté dans le développement – au contraire, nous sommes reconnaissants pour toutes les contributions externes. Mais le développement communautaire n’est pas la principale raison pourquoi nous proposons nos produits en open source.

Notre objectif principal a toujours été de rendre nos imprimantes faciles à maintenir et à modifier

En effet, beaucoup de forks et de contributions sont des adaptations liées à des situations particulières.

C'est bien qu'elles soient possible (j'ai moi-même modifié des bibliothèques open source pour mon logiciel maison) mais ils faut qu'elle soient identifiés comme des cas particuliers et qu'elle ne "polluent" pas le projet principal.

Je trouve que la nouvelle proposition de licence par Prusa est pertinente :

Citation

j’ai commencé à penser à une nouvelle licence pour aborder ces questions plus clairement. J’ai donc rassemblé quelques points de travail que j’aimerais voir dans une telle licence :

  • Si vous utilisez du code ou des plans pour commercialiser des logiciels ou du matériel, la paternité du code d’origine doit être clairement indiquée sur le produit ou dans le logiciel. De plus, la suppression des informations de copyright des en-têtes et de l’historique des dépôts est interdite.
  • La production de clones presque exactement 1:1 à des fins commerciales n’est pas autorisée.
  • La licence pour la fabrication de pièces de rechange est valable pour l’entretien, la modification ou à des fins éducatives.
  • Les mises à niveau et les modifications supplémentaires basées sur des pièces d’origine sont autorisées et bienvenues.
  • Les pièces pouvant être considérées comme des consommables (par exemple, les thermistances, les blocs de chauffe, les ventilateurs, les plaques d’impression, etc.) peuvent être fabriquées et vendues commercialement après vérification par le concédant sur la base de la présentation d’échantillons.
  • Si un produit est étiqueté par le fabricant comme obsolète (ou ne peut pas être acheté ou commandé pendant plus de 3 mois), la clause non commerciale est automatiquement résiliée si des pièces identiques ne sont plus produites avec le successeur du produit ou ne peuvent pas être achetées séparément. .
  • Si le concédant cesse son activité, la clause non commerciale est résiliée.

Le principe de l'open source est respecté, en supprimant les abus.

Cette nouvelle licence pourrait même favoriser le développement open source tout en permettant aux auteurs et aux entreprises créatrices d'être mieux rémunérés ce qui est une très bonne chose, qui rejoint la réflexion que j'avais écrite ici : 

 

Espérons que Prusa soit suivit par la communauté Open Source !

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Merci @OWLicious de lancer la discussion.

J'avais lu cette article, et déjà compris les sous-entendus de Jo depuis des mois à propos des licences Open-Source.

Je rebondi là-dessus :

Il y a 9 heures, electroremy a dit :

Même si c'est plus cher, j'ai acheté une Prusa Original, cela permet de soutenir Prusa, et en plus on a du matériel de qualité

Je suis tout à fait d'accord là-dessus. Il faut soutenir les entreprises qui ont cet état d'esprit, plutôt que leur clones, même s'ils sont 100% identique pour moins cher. Ce qui n'existe pour ainsi dire pas pour une machine entière, et c'est plutôt rare pour des pièces détachées. Si une machine est meilleure que l'originale, en général ce n'est plus un clone mais un fork, et du coup plus aussi compétitif en tarif. En y réfléchissant, je fais quelques constats et me pose des questions :

  • La différence entre matériel et logiciel open source:
    • Acheter du matériel Open-Source est une bonne chose, et généralement une "obligation" dans le sens où c'est un objet physique. On peut soit sourcer les pièces soi-même, ce qui prend du temps, comporte des risques d'erreurs, des problèmes de qualité et n'est pas forcément rentable sur le long terme. Soit commander directement la machine chez le fabricant. Le plus facile reste la seconde option. L'arrivée des clones 1:1 change la donne car permettent d'avoir l'option de facilité, mais à moindre coût.
    • Soutenir un logiciel Open-Source est une bonne chose, pour autant peu le font car ce n'est pas un objet physique, et on peut se l'approprier tranquillement et le plus souvent gratuitement, assis dans son fauteuil. Une fois qu'on l'a utilisé, même s'il nous plait ou nous apporte un bénéfice important (en temps ou en argent), c'est déjà trop tard, on ne pense plus à remercier les auteurs. Il n'y a qu'a voir les campagnes Wikipédia qui reviennent régulièrement.
  • Est-ce qu'on récompense la bonne personne ?
    • Toute personne ayant contribué à un projet communautaire (Marlin au hasard), voit sont pseudo apparaitre dans l'historique du code, et voilà. Une personne qui apportera une contribution importante, pourra être mise en avant ou être récompensé, dépendant finalement uniquement de l'ampleur du projet, de ses valeurs et de la philosophie de ses "dirigeants" sur ces aspects.
    • En l'occurrence, Prusa défend les principes de l'Open-Source, essaye du mieux possible de citer les personnes qui sont à l'origine de certaines parties de code etc... Acheter une Prusa donne de l'argent uniquement à Prusa ? Alors ce n'est pas tout à fait juste, car Prusa redistribue une partie de cet argent, soit en équipes de développement qui vont produire des choses dont tout le monde profitera ensuite gratuitement, soit en soutenant eux-mêmes les contributeurs, même petits. Car oui, ils n'en font jamais la promo, mais rien qu'en reportant de manière pertinente des problèmes sur Github, en faisant quelques tests afin d'aider à la résolution du problème, Prusa offre quelques cadeaux. J'ai moi-même bénéficié de deux bobines de filament gratuitement pour mon travail, et pourtant je n'ai rien fait de plus que reporter volontairement un problème qui me gênait, et reporter les résultats de moults tests de correctifs.

Dans le cadre de mon travail, nous utilisons des projets open-source comme beaucoup, dès qu'un appareil est à base de Linux. Et bien moi je sais qu'il y a de l'Open-Source dedans, et je sais que l'utilisateur n'a aucun moyen de le savoir. J'avoue que ça me fait bien ch***. Là dessus je fais deux constats :

  • Même si on achète volontiers des logiciels qui coûtent une blinde par personne et par an, ou de petits outils payants avec licence "morale" (c'est à dire aucune limitation, mais pas gratuit pour utilisation commerciale), je n'ai jamais vu personne donner un centime pour soutenir les outils open source que nous utilisons, en interne pour le développement comme pour les produits commercialisés.
  • L'entreprise est consciente (ou du moins s'éveille) des problématiques de l'Open-Source, surtout parce qu'il y a un impact juridique (mauvaise raison), mais ayant moi-même essayé de soulever le problème, je me suis heurté à un mur. Sans parler des chefs de projets qui ne comprennent pas l'intérêt de perdre du temps à créer une page quelque part listant les paquets open-source et leur licences, c'est d'une complexité incroyable, même les avocats ne sont pas d'accord entre eux. Et finalement ça rejoint exactement le constat de Jo.
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Bon nombre des remarques, constats de Josef sont justifiés mais dans une économie mondialisée où seul le profit obtient «gain de cause», j'ai bien peur que le côté philosophique, moral ait peu de poids et ait une capacité à faire pencher le côté de la balance vers le respect du «Libre» (Open source).

Sans citer nommément de marques (… développer de rien logiciel et matériel en moins de deux ans …), j'ai eu l'impression (je peux me tromper 😉 ) que certaines remarques s'adressaient à un nouveau venu sur le marché ( Bambulab pour «ne pas» le citer).

🙂

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Un des enseignements est que la complémentarité entre matériel et logiciel est utile ; vendre du matériel de qualité a permis notamment à Prusa de trouver des financements

Il s'est passé quelque chose de similaire dans le monde des magazines d'électronique. Beaucoup on disparus, dont Electronique Pratique. Ils ont souffert d'Internet et aussi d'une sortie d'épuisement des possibilités de l'électronique analogique, et de la facilité d'emploi "plug and play" des nouvelles cartes à microcontroleurs...

Elektor a réussi à survivre car, en plus du magazine, ils commercialisent des kits, des composants et font vivre une communauté. Ils ont eu l'intelligence de proposer une réduction permanente et des promotions aux abonnés du magazine.

Elektor subit un gros piratage car ils offrent à leurs abonnés un accès illimité à tous leurs magazines en PDF (y compris anciens numéros jusque dans les années 1970) et les PDF ne sont pas protégés. Mais avec la vente des kits, dont l'abonnement au magasine offre des réductions, ils arrivent à avoir assez de rentrées d'argent. Bien sûr, des "vieux cons" dont je fait partie continuent à payer pour avoir un magasine papier entre les mains, en plus du PDF.

Pour les projets 100% logiciels c'est nettement plus difficile. Il ne reste que la contribution financière des entreprises qui payent car elles font un usage commercial de l'open source, mais tout repose sur la bonne volonté. La fondation LINUX est presque une exception. Avec des effets pervers parfois redoutable sur les petits éditeurs de logiciels.

J'en ai fait l'amère expérience, au sujet du fameux logiciel de CAO / FAO maison que j'utilise.

Il y a six ans, je me suis sérieusement posé la question de me consacrer à plein temps sur le développement. Certaines fonctionnalités que j'avais mis au point n'existaient nulle part ailleurs, et permettait notamment la création facile de pièces 2.5D par le grand public. J'avais donc un "marché potentiel" auprès des FABLAB et milieu scolaire. Sauf que dans ma région, c'est une association de gens bien intentionnés qui a la main mise sur ces problématiques, avec comme crédo le logiciel libre.  Ce qui n'empêche pas des personnes de l'association d'être rémunérés pour leurs prestations d'accompagnement - le paradoxe du monde associatif à but non lucratif mais qui facture ses prestations ! Ces gens bien intentionnés m'ont fait comprendre qu'ils accepteraient volontiers mon logiciel à condition qu'il soit gratuit ! Qu'on refuse de donner de l'argent à Microsoft, cela s'entend, mais qu'on impose aux développeurs indépendants du coin de tout faire gratuitement, alors que les membres de l'association ont un salaire pour leur "prestations d'accompagnement" c'est du foutage de gueule, ils se font de l'argent sur le dos des logiciels libres alors qu'eux-mêmes ne tapent pas une ligne de code.

Tout ça est tombé à l'eau. Mon fameux logiciel n'est toujours pas terminé, j'ai beaucoup d'autres occupations professionnelles, et certaines fonctions innovantes de mon programme se font peu à peu rattraper par les logiciels libres ou commerciaux disponibles (heureusement d'ailleurs, il serait triste que je sois le seul à avoir eu certaines idées).

Le pire c'est que je m'étais dit que j'allais finir par distribuer mon logiciel en open source, mais il me reste... énormément de travail d'abord pour terminer ce logiciel et surtout pour faire une documentation digne de ce nom. Le temps me manque cruellement. Il faut se rendre compte que distribuer un logiciel en open source demande pas mal de travail.

Il y a quelques années, à la même époque où je songeais à faire du développement de mon logiciel CAO / FAO mon activité  principale, j'ai été en contact avec Renaud Iltis qui a créé un logiciel de découpe fil chaud. Je lui avait donné un petit coup de main sur le traitement d'image.  

https://cncfab.renaudiltis.com/mc4x.html

Même s'il vend des licences pour son logiciel, c'est en commercialisant ses propres machines de découpe (comme Prusa avec son imprimante) qu'il a pu en faire une activité viable.

La mise en place d'une licence globale pour les auteurs open source aurait été utile - bien plus utile que la taxe sur la copie privée qui assure une rente aux enfants, petits-enfants voire arrière petits-enfants de chanteurs morts il y a moins de 70 ans... En France on protège très bien voir trop les artistes, et très mal les scientifiques. Celui qui a composé "la danse des canards" a touché beaucoup d'argent, et ses descendants en toucherons longtemps après sa mort, tandis que nombre d'ingénieurs français qui ont inventé quelque chose d'utile à tous n'ont pas reçus un centime... Elle est belle, l'exception culturelle française, un "pognon de dingue" pour financer des bouses qu'on nous oblige à écouter (quota de 60% de chansons française, sur une planète où seuls 1% des humains sont français) mais quedal pour nos inventeurs, dont on s'étonne qu'ils partent à l'étranger...

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