De retour,
Alors pour la caméra, je vous disais qu'un truc m'avais bien chiffonné.
J'ai d'abord remarqué que la grille ne se fermait pas complètement, il restait un petit interstice. En fouinant je suis tombé sur la collision de la grille avec la caméra... J'ai bien sûr essayé de repositionner la caméra à maintes reprises, mais elle est aimantée et reprend sa position naturellement.
En cherchant des retours d'autres utilisateurs j'ai vu que je ne suis pas le seul => https://forum.prusa3d.com/forum/prusa-core-one-l-general-discussion-announcements-and-releases/chamber-heating-slowed-down-by-the-camera/. Certains ont même limé leur caméra, d'autres la grille.
Prusa ayant publié les STEP de la caméra, ma solution évidente a été de remixer la pièce problématique => https://www.printables.com/model/1645218-buddy3d-camera-cutout-to-avoid-core-one-l-vent-col
J'ai vérifié sur la CORE One standard, pas de collision possible, la grille est différente. Franchement je ne comprends pas comment ça peut passer. La caméra est livrée de série avec la machine, ça aurait dû être testé en long en large et en travers... Bref, je m'arrête là pour cette caméra, je me suis fait un avis.
Comme je l'avais dit, je vais maintenant vous parler du plateau AC, nouveauté chez Prusa assez à cheval sur la sécurité.
J'ai commencé par démonter le panneau gauche grâce à mon outil démonte rivet que j'ai déjà présenté plusieurs fois. Le meilleur investissement que j'ai pu faire pour les CORE One ce design.
Sur le devant on voyait comme une cornière sous le plateau, mais vu de côté en réalité il s'agit d'un plateau sous le plateau.
En regardant de plus près on remarque plusieurs couches (pas toutes visibles sur cette photo) :
la plaque d'acier flexible recouverte de PEI
une plaque épaisse d'aluminium
un pad silicone => l'élément chauffant 230V
trois points de fixation avec des ressorts
un déflecteur en aluminium pour renvoyer la chaleur dans la chambre
un support en acier pour l'ensemble, faisant la liaison avec les guidages Z et les tiges trapézoïdales
On voit aussi les deux ventilateurs qui servent à la convection forcée, ainsi que le bandeau de LED (sous le plateau, pas celles qui sont allumées).
Si on regarde de plus près entre les couches, on trouve un fil jaune, probablement vert/jaune, boulonné dans la plaque d'alu épaisse. Il s'agit de la terre comme on peut le voir sur la photo suivante.
On voit un tas d'aimant vissés dans la plaque, les trois points de fixation et la terre qui est clairement indiquée. Concernant les aimants, ils sont d'une puissance bien supérieure à ceux de la CORE One standard. En effet sur la standard lorsque je passe ma spatule sur le plateau je ne ressens pas du tout de champ magnétique. Ici c'est comment dire...
Tellement puissant que la spatule colle toute seule (et pas qu'un peu), à travers la tôle d'acier. C'est une réponse à une problématique que connaissent ceux qui font de grandes impressions avec des matières sujettes au warping, la tôle d'acier qui se décolle du lit chauffant. Sur la photo précédente on voit une grosse quantité d'aimants sur le pourtour du lit chauffant, et encore plus rapprochés dans les coins. Faudra se méfier lors de l'insertion d'écrous ou de rondelles, ou même d'aimants dans les impressions.
Autre nouveauté, historiquement Prusa disait qu'il ne fallait pas lubrifier les tiges trapézoïdales car le POM est autolubrifiant. Sur la CORE One standard ils ont commencé à dire qu'il fallait huiler un peu. Ici sur la CORE One L, elle arrive carrément pré-lubrifiée avec de la graisse.
Comme je l'ai dit avant, il y a des parties en aluminum et d'autres en tôle d'acier. J'ai testé un peu partout avec un aimant et on voit tout de suite que l'acier est utilité pour tout ce qui est structurel, tandis que l'aluminium est utilisé pour les grands panneaux qui cloisonnent la machine. Le sol de la machine par exemple est passé d'une tôle d'acier d'un seul tenant à un pourtour en acier et une plaque en alu riveté (toujours avec les rivets en nylon). C'est comme ça que Prusa a réussi à faire de cette grosse CORE One L une machine un poil plus légère que la plus petite CORE One standard.
Un dernier petit détail que j'ai remarqué, avant la poignée de porte était simplement collée au plexi. Certains on eu des problèmes de décollement, alors ici Prusa a décidé de la riveter (avec des vrais rivets cette fois). Sauf que malheureusement le joint de porte a une épaisseur similaire à celle des rivets et des vis, ça frotte... Soit les rivets sur le chassis, soit les vis sur la poignée. Faut s'attendre à une usure rapide de la peinture dans ces zones.
N'hésitez pas si vous souhaitez voir des détails particuliers.