Commençons ce nouveau récap hebdo par faire un bilan sur l’année 2025 de MakerWorld et sur la gamme actuelle d’imprimantes 3D FDM de Creality. On vous partage ensuite des informations sur un projet éducatif de Bambu Lab, le bateau imprimé d’une seule pièce par Caracol et l’utilisation des machines de Big Rep dans le secteur automobile. On parle ensuite d’électronique et de tour de purge, avant de conclure par les tests du purificateur de fumée Mecpow P150 et de l’imprimante 3D résine Anycubic Photon Mono M7 Max.
Forte croissance pour Bambu Lab en 2025
La marque partage des chiffres de l’année 2025 pour sa plateforme MakerWorld :
- 10 millions d’utilisateurs actifs en moyenne chaque mois
- 2,6 millions de modèles téléchargés sur la plateforme
- Plus de 7 000 nouveaux modèles ajoutés chaque jour
- Un taux de rétention des utilisateurs de 83% après un an
Mais aussi des statistiques quant à l’utilisation de leur imprimante, collectées par la connexion au cloud Bambu Lab :
- Plus de 30 000 utilisateurs impriment en moyenne sept heures ou plus par jour
- Plus de 130 000 utilisateurs impriment au moins six heures par semaine
- La communauté a cumulé plus de 290 millions d’heures d’impression en 2025
- L’activité sur l’application mobile Bambu Handy a triplé par rapport à 2024
L’année 2025 et la projection pour 2026 marquent le passage de l’impression 3D de niche à un outil de fabrication accessible et rémunérateur pour des millions d’utilisateurs et de petites entreprises qui utilisent l’écosystème Bambu Lab, de la plateforme MakerWorld à l’imprimante 3D, en passant par les accessoires et les filaments.
Gamme actuelle d’imprimantes 3D filament Creality
La proposition d’imprimantes 3D à filament de Creality est très dense, bien plus qu’il y a quelques années. On en trouve pour tous les budgets, tous les usages et parfois même des doublons sur un même segment. Si nous ne comprenons pas toujours les stratégies du constructeur chinois, voici un point sur ce qui est actuellement proposé sur la boutique officielle du fabricant.
| Série | Modèles | Test | Prix indicatif |
| K2 | K2 SE K2 K2 Pro K2 Plus | – Test K2 à venir Test K2 Plus | 289 € 389 € 899 € 1099 € |
| K1 | K1 (2025) K1C K1 Max | Test K1 Test K1C Test K1 Max | 329 € 449 € 699 € |
| SPARKX | Sparkx i7 | à venir | 369 € (Combo) |
| Hi | Hi | Test Hi | 259 € |
| Ender | Ender-3 V3 SE Ender-3 V3 KE Ender-3 V3 Plus Ender-5 Max | Test Ender 3 V3 SE Test Ender 3 V3 KE Test Ender 3 V3 Plus – | 169 € 239 € 399 € 799 € |
| L’outsider | CR-30 (3DPrintMill) | Test CR-30 | 599 € |
On peut donc remarquer que la gamme de Ender-3 a vu disparaitre la “V3” standard et que la Ender 3 V4 n’est toujours pas dévoilée, bien que la chaine YouTube Creality After-Sale vient de mettre en ligne de nombreuses vidéos pour la maintenance de cette V4. Les Ender-3 V3, Hi et Sparkx i7 semblent techniquement très proches et leur cible de clients est plus ou moins la même. On notera qu’il n’y a aucun produit à plus de 1100 € et qu’il n’y a plus de modèle “semi-professionnel” au menu.
Bambu Lab veut faire imprimer les enfants
Le programme Edu3Dcation de Bambu Lab vise à enseigner la conception et l’impression 3D aux enfants en équipant des écoles, des éducateurs et des partenaires par les produits et programmes de la marque. Des fondamentaux du design pour transformer leurs propres idées en modèles 3D et jusqu’à l’impression 3D pour ces projets déjà développés en Europe, au Ghana et bientôt en Amérique du Nord et en Asie. Bien sûr, l’idée est comme pour Microsoft d’habituer les élèves à utiliser les produits du fabricant chinois pour ensuite devenir les clients de demain.
Le bateau de Caracol
On revient sur le dernier bateau imprimé en 3D par Caracol AM, une entreprise italienne spécialisée dans les impressions XXL, jusqu’à 15 mètres de long. La coque été réalisée lors d’une session unique d’impression 3D sans interruption pendant 160 heures à l’aide d’un bras robotique. Les matériaux utilisés sont des granulés de polypropylène recyclé (rPP), fabriqués à partir de déchets PP post-consommation ou post-industriels, tels que des matériaux d’emballage, des pièces automobiles et des déchets industriels, matière renforcée à hauteur de 30% à la fibre de verre.
BigRep pour imprimer des pièces automobiles
C’est grâce à la SEMA, association américaine des équipements spécialisés qui organise notamment le SEMA Show, l’un des plus grands salons au monde dédié à la personnalisation automobile et aux produits dérivés, que BigRep s’introduit dans ce marché de l’après-vente automobile (aftermarket). C’est d’une part pour le prototypage rapide et la création de pièces personnalisées, mais aussi pour accélérer le processus de développement des produits de ces marques spécialisées dans la personnalisation automobile et le tuning.
Une Bambu Lab A1 pour de l’électronique complexe
Ce cas d’usage montre qu’une simple imprimante 3D grand public comme la Bambu Lab A1 à 260 € permet des projets électroniques qui sortent de l’ordinaire. L’équipe l’a utilisée pour intégrer un processus de galvanoplastie (électrodéposition) directement pendant l’impression. Ils ont ajouté une tête de galvanoplastie spécifique, pilotée par un Arduino, qui dépose du cuivre sur des zones précises de la pièce en cours de fabrication. Un système de pompe envoie une solution électrolytique à travers une éponge et une brosse en contact avec une bobine de cuivre, permettant de “plaquer” le métal. Cela ouvre la voie à une fabrication hybride métal-polymère accessible aux étudiants, aux “makers” et aux petites entreprises pour créer des circuits ou des actionneurs sur mesure. L’article source est complet dans les détails.
La tour de purge : rôle et utilité en impression 3D multi-couleurs
On en entend parler tous les jours sur notre forum, groupes Facebook et autres supports dès que l’on aborde l’impression 3D multicouleurs avec changement automatisé de filament (les systèmes type AMS). Mais concrètement, c’est quoi une tour de purge et quelle est son utilité ? La vidéo ci-dessous de PolyWorkshop permet de tout savoir à ce sujet.
Test Mecpow P150 sur le forum
Après un aperçu par fran6p avec le graveur Creality Falcon A1 Pro, un autre pilier de bar du forum a fait l’acquisition du purificateur d’air Mecpow P150. Acheté chez Geekbuying, pascal_lb donne son ressenti de l’accessoire avec son Falcon A1 dans ce sujet dédié du forum.
Rappelons que ces purificateurs de fumées sont indispensables pour travailler en toute sécurité avec un graveur laser fermé dans un atelier, une chambre et même dans un garage ou une cave. En effet, le bois émet beaucoup de fumées, quand les plastiques et cuirs dégagent des fumées nocives qu’il ne faut pas respirer. Il y a pas nécessité d’acheter un appareil de la même marque que le graveur laser, tant que la gaine d’extraction est de diamètre compatible.
Suivre le test du Mecpow P150 sur le forum gravure et découpe laser, CNC et usinageTest Anycubic Photon M7 Max, la résine grand format
Dévoilée fin 2024, la Photon Mono M7 Max reste encore aujourd’hui l’imprimante 3D grand format et haut de gamme de la marque Anycubic. Avec un volume de 298 x 164 x 300 mm, peu de modèles concurrents arrivent à suivre, surtout à ce prix (actuellement à 699 €). Retrouvez ce qu’en a pensé isidon pour ses impressions 3D résine précises et une réalisation de belle taille dans son test sur le site et la vidéo qui l’accompagne.
Lire notre test de l'imprimante Anycubic Photon Mono M7 Max
