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Test de la Discovery200, l’imprimante 3D “Made in France” par Dagoma

Le marché de l’impression 3D se développe de plus en plus vite aujourd’hui, et de nouvelles start-up émergent, nous proposant des machines de qualité à des prix toujours plus bas. C’est le cas de Dagoma : une jeune entreprise française ayant lancé en 2013 la commercialisation de son imprimante low cost et Made in France : la Discovery200.

Il y a peu de temps, Mathieu vous proposait une interview des deux fondateurs de Dagoma : Matthieu Regnier et Gauthier Vignon. Si vous ne l’avez pas encore fait, je vous invite à la lire ici.

Présentation de la Discovery200

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La Discovery200

La Discovery200 offre un volume d’impression de 200x200x200mm, ce qui est en soi tout à fait raisonnable. Pour se faire une idée, le volume d’impression d’une Ultimaker² est quasiment identique.

C’est une imprimante conventionnelle à extrudeur déporté ( le filament est entraîné dans la buse qui le chauffe à travers un tube de 90cm de long par un moteur situé à l’arrière de l’imprimante ). Le plateau de l’imprimante est mobile selon l’axe y, et la buse de l’imprimante se déplace sur les axes x et z.

Les axes de déplacement de la Disco200.
Les axes de déplacement de la Disco200.

Dagoma propose 3 offres sur son site internet :

  • L’imprimante en kit à monter soi-même pour 300€. Aucune compétence pointue en bricolage n’est requise pour le montage. Il suffira de disposer de quelques outils simples ( tournevis, fer à souder pour électronique… )
  • L’imprimante en kit avec l’option « workshop » pour 350€. Cette offre vous permet de disposer de l’imprimante en kit et d’un accès à une session de montage chez Dagoma. Ils pourront alors vous aider au montage, et vous donner de précieux conseils afin de réussir toutes vos impressions !
  • L’imprimante déjà montée et prête à l’emploi pour 400€.

Déballage de la Discovery200

Nous avons reçu la Discovery200 déjà montée ( soit l’équivalent du pack à 400€ ). L’envoi d’une telle machine montée est toujours une source d’appréhension pour le client car elle peut s’abîmer pendant le transport à cause de sa fragilité ( il ne faut pas oublier que les imprimantes 3D sont avant tout des outils de précision ).

La Disco200 que nous avons reçue n’a pas subi de dommages. Seule la carte mère de l’imprimante s’était en partie décrochée de son support, mais il ne nous a pas fallu bien longtemps pour remédier à ce léger problème.

Lors du déballage, nous avons pu découvrir plusieurs accessoires fournis dans une boîte ( présente quel que soit le pack que vous avez choisi ) :

  • Une spatule pour une désolidarisation facile de la pièce imprimée avec le lit d’impression.
  • Une carte microSD, ainsi que son adaptateur USB qui contient l’installateur du logiciel d’impression, les manuels de montage et d’utilisation de l’imprimante, et une pièce d’exemple prête à être imprimée. Cette carte microSD viendra par la suite directement se brancher sur l’imprimante afin que cette dernière soit indépendante d’un ordinateur.
  • Des échantillons de Filo3D et de Polymaker.
  • Des brochures et autocollants.
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Les accessoires fournis avec l’imprimante.

Test de la Discovery200

Avant toute chose, nous devons installer le logiciel qui va nous permettre de préparer nos objets à l’impression 3D. Ici, Dagoma nous fournit une version modifiée du célèbre programme Cura ( initialement créé par Ultimaker ) directement compatible avec la Discovery200. L’interface est des plus minimalistes. Tout a été pensé pour rendre son utilisation accessible au plus grand nombre.

Le logiciel "Cura by Dagoma".
Le logiciel “Cura by Dagoma”.

On choisit directement et simplement les options d’impression après avoir importé la pièce, grâce à différents paramètres prédéfinis comme le remplissage, la précision ( hauteur de couche ), et la température d’impression en fonction du filament utilisé. Une fois la carte microSD branchée à l’ordinateur, il suffit d’appuyer sur “Préparer l’impression“, et le tour est joué!

Pour commencer, nous allons imprimer une forme plutôt simple à la fois sur la Discovery200 et sur une µDelta ( la concurrente directe de la machine de chez Dagoma se trouvant dans la même gamme de prix et également fabriquée en France par EMotion-Tech ) avec le même filament : du Filo3D noir.

Voici les options choisies sur le logiciel de la Discovery200 pour cette impression :

  • Filament : filo3D PLA ( 210°C par défaut )
  • Remplissage : rempli ( soit 17% de remplissage )
  • Précision : rapide ( soit une hauteur de couche de 0.2mm et une vitesse d’impression de 50mm/s  )
  • Avec option “Accroche sur le plateau étendue”
  • Pièce : http://www.thingiverse.com/thing:172553

Pour l’impression sur la µDelta, nous utilisons exactement les mêmes paramètres que ceux choisis pour la Discovery200.

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Discovery200 à gauche et µDelta à droite…

La pièce imprimée sur la Discovery200 est de bien meilleure qualité que celle imprimée sur la µDelta. Sa surface est plus lisse et nette. En somme, le rendu final est excellent pour une impression “Rapide“, qui est la qualité d’impression la plus basse proposée par le logiciel de Dagoma!

Après ce premier test, nous allons passer à une impression plus corsée : le robot articulé de la Maker Faire (http://www.thingiverse.com/thing:539127). Voici les options que nous choisissons pour ce test :

  • Filament : filo3D PLA ( 210°C par défaut )
  • Remplissage : rempli ( soit 17% de remplissage )
  • Précision : standard ( soit une hauteur de couche de 0.15mm et une vitesse d’impression de 45mm/s  )
  • Avec option “Accroche sur le plateau étendue”
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Le robot de la Maker Faire articulé imprimé sur la Discovery200!
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Le robot de la Maker Faire articulé imprimé sur la Discovery200!

Une fois de plus, nous sommes vraiment satisfaits du résultat. Toutes les articulations du robot  sont mobiles et aucune n’est restée figée. De plus, l’objet est très précis : les creux et les courbes ont été parfaitement imprimés.

Après plusieurs jours d’utilisation intense, rien ne nous a déçus quant à la qualité d’impression de la Discovery200. Nous avons seulement eu quelques problèmes avec les pièces disposant de trous cylindriques imprimés en longueur ( et sans support ). En effet, ils nécessitent une impression avec un support, car sinon, le trou n’est pas précis et présente de grosses bavures.

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Les trous imprimés en longueur sans support présentent de grosses bavures.

Notre avis…

Il ne faut pas hésiter une seule seconde à la prendre. La qualité d’impression est plutôt bonne dans l’ensemble, et sa simplicité d’utilisation la rend très accessible. Cependant, à un prix aussi bas, la Discovery200 présente quelques défauts mineurs. Je vais vous lister ceux qui pourraient, selon moi, donner lieu à quelques améliorations :

Tout d’abord, la Discovery200 n’est pas équipée d’un plateau chauffant. Mais Dagoma détaille sur son site internet la procédure à suivre pour en ajouter un. Cela n’a rien de bien préoccupant car pour débuter dans l’univers de l’impression 3D, il n’est absolument pas nécessaire d’en posséder un. Dagoma propose en option une surface adhésive BuildTak réputée pour sa grande fiabilité à 19.90 €. C’est selon moi une excellente alternative au plateau chauffant même si l’on peut trouver en cherchant un peu le même produit pour un prix deux fois moins élevé.

La structure de l’imprimante est essentiellement constituée de barres d’acier chromé et de pièces plastique ( imprimées en 3D sur d’autres Discovery200 ). L’imprimante est esthétique dans l’ensemble, mais les pièces en plastique ( blanches ici ) présentent toutes des défauts dus à leur impression. Rien de grave, mais cela détériore légèrement le rendu global de l’imprimante.

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Les pièces en plastique présentent toutes des défauts dus à leur impression.

La Discovery200 en action!

Le marché de l’impression 3D se développe de plus en plus vite aujourd’hui, et de nouvelles start-up émergent, nous proposant des machines de qualité à des prix toujours plus bas. C’est le cas de Dagoma : une jeune entreprise française ayant lancé en 2013 la commercialisation de son imprimante low cost et Made in France : la Discovery200. Il y a peu de temps, Mathieu vous proposait une interview des deux fondateurs de Dagoma : Matthieu Regnier et Gauthier Vignon. Si vous ne l’avez pas encore fait, je vous invite à la lire ici. Présentation de la Discovery200 La Discovery200 offre un volume d’impression…

Notes et conclusion

Qualité de fabrication - 6.5
Qualité d'impression - 7
Evolutivité - 6
Logiciel - 7.5
Prise en main - 8.5
Rapport qualité/prix - 9

7.4

/10

Points forts
  • Prix
  • Qualité d'impression
  • Volume d'impression
  • Simplicité d'utilisation
  • Accessoires
Points faibles
  • Faible évolutivité
La Discovery200 offre un rapport qualité/prix jusqu'alors inégalé pour une imprimante 3D de fabrication française. Elle convient aussi bien aux débutants en quête d'une imprimante simple d'utilisation et fiable qu'aux makers confirmés cherchant une machine abordable pour leurs projets.
Si vous souhaitez faire l'acquisition d'une imprimante 3D de qualité sans vous ruiner, la Discovery200 est faite pour vous!

Plus d'infos sur la Discovery200

A propos de Ottavio

Ottavio
Maker passionné d'impression 3D depuis plusieurs années. Rédacteur/testeur sur LesImprimantes3D.Fr et fondateur de Sculptr.
Ottavio

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10 COMMENTAIRES

  1. La référence du robot n’est pas la bonne; c’est plutôt celle là : http://www.thingiverse.com/thing:539127

  2. Je lis : “le filament est entraîné dans la buse qui le chauffe à travers un tube
    de 90cm de long par un moteur situé à l’arrière de l’imprimante”…
    90 cm, ça me paraît long, non ?

  3. Mon expérience avec la Dagoma, le montage du kit est-il accessible pour un débutant ? https://bibliothequecanopee.wordpress.com/2016/02/24/test-de-limprimante-3d-dagoma-discovery-200/

  4. Pour la première pièce imprimée, on voit clairement que la pièce de droite (imprimée sur la µDelta donc) est beaucoup plus brillante que celle de gauche (imprimée sur la Discovery 200) qui est mate. Ca veut dire que la température de l’extrudeur était trop élevée, ce qui affecte l’état de surface et le rendu des détails. Pour réaliser une comparaison équitable des 2 machines, il aurait fallu calibrer correctement la température. La discovery a une température nominale visiblement plus élevée que la µDelta.

    Sur le robot, c’est plus difficile de comparer car les 2 photos ont une exposition différente, mais on dirait qu’il y a le même problème.

    Pour ce qui est du trou sur la pièce jaune, il faudra m’expliquer comment vous faites pour obtenir quelque chose d’aussi catastrophique… Et je ne comprends pas votre remarque sur les supports. Ne me dite pas que vous utilisez des supports pour imprimer ce genre de trous ?

    • Les deux pièces, comme je le dis précisément dans l’article, ont été imprimées avec exactement les mêmes paramètres sur les deux machines. Le test est donc plus qu’équitable, et si la température est défaillante sur l’une d’elles, c’est un problème de la machine en elle-même.
      La température d’impression était donc la même (celle mesurée en tout cas) pour les deux imprimantes. Cette température était celle indiquée sur l’emballage du filament.
      Pour la pièce que vous avez imprimée sur votre µDelta il n’est pas possible de faire une comparaison. Le principe même d’une comparaison est de ne faire varier qu’un seul paramètre à la fois, et ici, c’est la machine avec laquelle on imprime qui change. Vous avez imprimé la votre avec un filament différent, un température par conséquent différente, une épaisseur de couche sûrement différente… C’est comme si l’on comparait la même pièce imprimée sur une Zortrax à 50 microns avec un filament très haut de gamme et sur une Disco200 à 250 microns avec un filament bon marché : ça n’a aucun sens.
      Pour ce qui est du trou, la machine que j’ai reçue était une machine de test qui avait déjà bien servi et qui a été très légèrement amochée durant le transport. En conséquence, la ventilation n’était pas optimale sur ce genre de pièces.

  5. Je viens d’imprimer la première pièce sur ma µDelta à 200°C. Je n’ai pas la pièce imprimée sur la Discovery sous la main, mais je pense que la qualité est comparable.

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