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Pistolet semi-automatique imprimé en 3D

Pistolet semi-automatique imprimé en 3D

Si les armes à feu effraient et ne sont certainement pas le meilleur vecteur de démocratisation de l’impression 3D, certaines prouesses techniques méritent d’être abordées. Celle du passionné d’armes au pseudonyme de « Buck O’Fama » en fait partie. A l’aide d’une imprimante 3D grand public et de pièces disponibles en libre achat dans le commerce, il a réalisé une réplique du pistolet « Ruger Charger », une arme de calibre 22 semi-automatique (c’est à dire qu’il n’y a pas besoin de recharger ou réarmer entre chaque pression de la gâchette tant qu’il reste des munitions dans le chargeur d’une capacité de 30 balles).

Test du pistolet semi-automatique imprimé en 3D

Modèle 3D du pistolet Ruger Charger imprimé en 3DDans cette vidéo le revolver imprimé en 3D tire l’intégralité du chargeur, soit 30 balles sans encombre. On est loin du premier pistolet en plastique imprimé en 3D qui était à usage unique, même s’il faut bien comprendre que seule la culasse sur laquelle le numéro de série est normalement gravé a été imprimée en 3D. Avec une voix dissimulée par une synthèse vocale digne d’un mauvais GPS, « Buck O’Fama » y déclare qu’aujourd’hui fabriquer une arme est aussi simple qu’appuyer sur un bouton et quoi que l’on essaie de faire, cela ne changera pas. Il explique aussi que si la police saisit son fusil, il en imprimera un autre pour défendre sa famille.

3D Ruger Charger

Pensez-vous qu’il a raison? Avez-vous des idées pour contrôler et réglementer les armes à feu imprimées en 3D?

A propos de Mathieu

Mathieu
Administrateur du site (lesimprimantes3d.fr) avec Julien, passionné par l'informatique et les nouvelles technologies, un peu geek sur les bords, motard du dimanche, blogueur multi-casquettes, attiré par l'impression 3D depuis ses débuts.
Mathieu

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8 COMMENTAIRES

  1. Si je comprends bien, “seule la culasse […] a été imprimée en 3D”, ce qui veux dire que d’une manière ou d’une autre il faut être en mesure de se procurer toutes les autres pièces et là ce n’est plus l’impression 3D qui pose problème.

    Je n’en sais rien, mais si effectivement on peut trouver ces pièces sans problème et sans être fiché quelque part, il faudrait imposer le marquage de numéros de séries sur des pièces impossibles à imprimer (j’entends par là : des pièces qui doivent supporter des conditions extrêmes que les pièces imprimées ne supportent pas, comme par exemple le percuteur) afin de contrôler les ventes.

    Ce qui est présenté dans cet article me fait plus penser à de la customisation et je crois pas que celle-ci rende l’arme plus dangereuse qu’elle ne l’était déjà.
    A la rigueur, ce qui poserai problème c’est que les pièces portant les numéros de séries soient remplacée (comme la culasse) ce qui empêcherait derrière d’identifier ces armes.
    Mais le problème doit certainement déjà exister puisqu’il ne doit pas être difficile de limer un numéro de série sur une pièce en acier.

    Je pense que l’utilisation de pistolets 100% imprimés et à usage unique que l’on a déjà pu voir posent bien plus de problèmes !

    • C’est bien la seule pièce qui s’achète contre paperasse qui est imprimée en 3D (en tout cas chez « Buck O’Fama » 😉

      Répertoriées les autres pièces j’imagine que c’est un boulot montre pour au final les voir imprimées elles aussi (en plastique moins solide voire en métal pour les riches bandits)…

      En ce qui concerne les armes à numéros limées, c’est quand même plus compliqué à trouver que de passer commande sur Internet et d’imprimer la pièce manquante 🙂

      • On a déjà vu le cas de l’AR15 il y a un peu plus d’un an avec DEFCAD.
        L’AR15
        se trouve en vente libre (même sur internet). La seule pièce référencée étant celle reprise en impression 3D par les protagonistes.
        De plus il n’y a AUCUN contrôle dessus. (Je parle dans le cas de DEFCAD qui se situe aux états unis.
        On a aussi vu le Liberator ainsi que le Zig-Zag qui sont composée a 100% de pièces imprimées.

        La fabrication d’armes étant un sujet très controversée je ne donnerais pas d’avis sur ce “domaine” d’impression. Car cela est le devoir de chacun en son âme et conscience d’y réfléchir et de se faire son idée.
        En ce qui me concerne, j’aime le principe de “détruire” un tabou. Mais je ne m’en ferais jamais une car il n’y en a ni l’utilité ni l’envie ni une raison valant la prise de risque.

      • Bien plus compliqué a acheter que de passer commande sur internet dites-vous ? Pensez darkweb (tor + domaine en .onion) et je vous dit que rien n’est plus simple que d’acheter un arme à numéro limé ou même un DEFCAD pré-imprimé 😉 Donc après tout si l’on suit une logique américaine et qu’on tient pour acquis que n’importe qui doté d’un ordinateur , d’une connexion internet et d’un budget peut posséder une arme n’importe ou dans le monde (françe ou ailleurs ) … Autant s’en imprimer une de suite pour se protéger de ces fous armés (logique US je le rappelle)

  2. Bonjour,

    L’impression 3D d’armes de petits calibres sera toujours possible, tout comme des bricoleurs du dimanche arrivent à bidouiller dans leur garage avec un combiné tour fraiseuse des armes, mais à leur risques et périls.

    J’ai été tireur sportif, et j’ai fait plusieurs stage en armurerie, et fait de la restauration d’armes anciennes, et il est clair que ce genre de bricolage peut être fatal à son utilisateur. Les pressions développées dans les cartouches sont brèves mais dépassent les 1500 bars dès les tout petits calibres (22lr par ex). Sur du PLA ou de l’ABS, même avec une bonne épaisseur, la resistance des matériaux est bien moindre que n’importe quel métal utilisé en armurerie, ce qui rend vraiment leur utilisation dangereuse, même pour l’utilisateur. Les tolérances à respecter, notamment pour la chambre (là où est confinée la cartouche pour y être percutée et faire feu), a des côtes très précises, sans quoi l’étuis explose. Les canons sont usinés avec des fraises spéciales pour usiner cette chambre, qui d’ailleurs nécessite des parois très épaisses déjà dans des métaux spécifiques, et donc aucun plastique imprimé ne peut rivaliser avec la précision d’un tel usinage et de telles contraintes.

    Utiliser cette technologies comme arme de défense illégalement n’a donc aucun intérêt si ce n’est pour finir blessé de la pire manière qui soit (explosion du canon, de la carcasse, de la culasse, éclat de douilles, doigts arrachés etc.), et tous les ennuies judiciaires qui s’en suivent. Dans nos contrées : aucuns intérêts.

    Certaines armes munies de carcasses non métalliques, pour en faire disparaitre le numéro de série, peuvent susciter un intérêt aux US car c’est la seule pièce classée, mais leur relation avec les armes et bien différente de chez nous. Et notre règlementation sur les pièce d’arme est trop restrictive, même pour les personne autorisée à en détenir, pou pouvoir facilement compléter une arme partiellement imprimée.

    Et personne n’a réagit, mais Buck O’Fama ça ne ressemblerait pas à un paronyme de Fuck O’bama non ?

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